?? Lumière cancéreuse - Six bouteilles et un salon complet

?? 15:33 La cloche que personne ne veut entendre

C'était un appel vendredi après-midi à 15h33. Je préparais juste une dégustation de bière kwis. En quelques minutes, mon après-midi est passé de léger à lourd. Depuis, j'essaie d'écrire tout ce qui se passe. Pas pour avoir pitié, mais pour garder ma tête et mon cœur ensemble. Ces blogs sont ma façon de comprendre, de partager et de montrer comment je gère cela. Parfois sérieux, parfois humoristique, mais toujours réel.

«La vie n’appelle pas à l’avance pour demander si c’est pratique.»

?? Routes sans marge

Il y a un check-up tous les mercredis. Le rythme fournit des conseils, même si le message ne le fait pas. Il y a deux semaines, j'ai encore perdu du poids. Dans ma situation, ce n'est pas un détail, mais un signal d'alarme. Perdre du poids ici ne signifie pas plus serré dans votre costume, mais moins de réserves que vous devriez être en mesure de manger. Nous avons changé le régime nutritionnel. Plus fort, plus cohérent, sans marge de négociation avec moi-même.

Depuis lors, je bois six bouteilles de nourriture par jour, non pas parce que je l'aime, mais parce que mon corps en a besoin. Remarquablement, je me sentais mieux. Plus énergique. Présent. Comme si quelqu'un tournait soigneusement le gradateur un peu plus haut.

«Parfois, la récupération ne se fait pas avec plus de volonté, mais avec plus de calories.»

?? Planification des vacances avec notice

J'ai parlé aux médecins d'autre chose. Sylvia part en vacances avec Mandy le 12 janvier. Honnêtement, je n'ai pas aimé ça. Si tôt dans ma convalescence, alors que tout semble encore fragile. En même temps, je comprends parfaitement. Emotionnel, mental, pratique.

Le médecin était clair. Les deux premières semaines après la fin du rayonnement suivent presque toujours un plongeon profond. Le corps passe de l'attaque à la récupération et cela passe rarement en silence. Pour moi seul, ce ne serait pas un problème. Huit jours sur le canapé, prendre des médicaments, boire six bouteilles. Mais prendre soin de quelqu'un d'autre n'est pas dedans. Nous avons donc dû trouver quelque chose pour cela. Pas par peur, mais par réalisme.

«La reprise nécessite parfois des plans qui ne rendent personne vraiment heureux.»

?? L'étanchéité du genou comme test de résistance

Le samedi 20 décembre était la journée portes ouvertes chez nous. La journée annuelle du genou. Dix-neuf personnes sur le sol, trois kilos de pâte, plus de trois cents genoux. Tout le monde est rentré chez lui avec un sac, une boîte ou un tambour plein. Un certain nombre d’invités réguliers manquaient cette année, sinon nous serions allés sans effort dans les années trente.

C'était dur. Beaucoup de gens, beaucoup de bruit, beaucoup de stimuli. Je faisais la navette entre le bas et le haut. Toutes les vingt minutes, je me repose quand mon corps ou Sylvia l'indiquent. Chaque fois que je descendais, il devenait plus difficile de s'acclimater. La foule, le bruit, l'énergie.

À la fin de l'après-midi, je montai pour me reposer. Quand je suis descendu, il était huit heures. Tout le monde sort d'ici. Tout a été éclairci. C'était un grand jour.

«Vous pouvez être brisé et reconnaissant en même temps.»

?? Résurgence avec avertissement

J'étais convaincu que dimanche et lundi seraient des jours perdus. Ça n'est pas arrivé. Ma voix est largement revenue et je me sentais mieux que depuis l'opération du 24 octobre. Mon gestionnaire de cas a soigneusement tempéré mon enthousiasme. Probablement que ce renouveau était simplement le résultat d'une nutrition finalement suffisante. Un gain temporaire, pas un retournement structurel.

Evert est passé mardi soir. Ça s'est bien passé, jusqu'à ce que tout à coup ça ne se passe plus. D'un moment à l'autre, le rack était sorti et je l'ai renvoyé chez lui assez brusquement. Ça ne le dérangeait pas. Je l'ai trouvé particulièrement instructif. Apparemment, je peux encore m'en tirer brusquement, même si ça se sent bien à l'avance.

«Les progrès ne signifient pas que les frontières disparaissent.»

?? Derniers avertissements avant l'arrivée

Mercredi, j'ai eu ma dernière irradiation avant Noël. Deux autres après les vacances et puis ce chapitre est fermé. C'était aussi ma dernière conversation avec l'oncologue responsable sur la voie de traitement. Elle était claire. Ces fluctuations en font partie. Un effondrement est à l'horizon quelque part.

Je ne peux pas encore arrêter les analgésiques. J'en ai vraiment besoin dans les prochaines semaines. Nous appellerons à ce sujet dans deux semaines, parce que je veux me débarrasser du Fentanyl. Ça m'aide, mais ce n'est pas amical pour ma tête. De plus, de nouveaux effets secondaires peuvent survenir au cours des premières semaines. J’ai déjà des fissures dans la peau du cou. Mes dents sont agitées. La seule chose qui manquait était la mucite et qui semble maintenant se présenter avec prudence.

«La fin du traitement n’est pas la fin du travail.»

?? Noël dans un poncho

Aujourd'hui c'est Noël. J'ai été invitée à un repas de Noël avec ma belle-sœur. D'abord j'ai dit non. Au milieu de l'après-midi, j'ai changé d'avis. Le simple fait d'être sombre ne semblait pas être une amélioration. Avec une pilule pour la dépression et les gens autour de moi, ce serait probablement mieux.

Sylvia est venue me chercher vers 17 h, ce qui s'est avéré être une erreur de calcul. Trop occupé. Trop de bruit. Après une heure, je me suis assis sur le canapé, caché au fond de mon poncho, fermé de tout. J'espérais arriver jusqu'à la fin de la nuit pour que Sylvia et Jaero s'amusent. Ça n'a pas marché. Vers huit heures, Sylvia m'a ramené à la maison.

Et me voilà maintenant. Reposez-vous. De la musique. Pas de gens. Tout va bien.

«Parfois, rentrer chez soi, ce n’est pas abandonner, c’est choisir.»



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Cette publication a un commentaire

  1. Maman

    Écoutez ce que le médecin et l'oncologue conseillent. Ne franchissez pas la frontière, je crois.

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